jeudi 29 septembre 2016

J4 - Description d'un Lieu

Le 19ème arrondissement de Paris
Pour certaines personnes, le 19ème arrondissement est le plus dangereux, parce que les rues sont lignées par des bâtiments décorés par le graffiti et on écoute des personnes qui parlent arabe et chinois à chaque coin. Moi, j’habite à Pont de Flandre, un lieu qui fait peur à chaque personne qui découvre mon lieu de résidence. Est-ce qu’ils n’aiment pas l’architecture brutaliste de ces bâtiments ? Ou bien est-ce qu’ils ont peur des immigrés qui habitent ici ? Néanmoins, ces personnes qui ont peur d’aller chez mon quartier ne connaissent pas vraiment la beauté qu’on y trouve.
Chaque jour, je fais du vélo dans le Quai de l’Oise, qui borde le Canal Saint-Denis et on peut apprécier de nombreux bateaux qui passent le canal chaque matin. On écoute les sons relaxants de l’eau pendant qu’on fait du vélo ou bien du shopping dans la multitude des magasins et restaurants qui ligne tout le canal. De temps en temps, le relax est interrompu par le bruit du métro, qui est à un pâté de maisons, mais c’est un portail à toute la ville de Paris.
A l’autre côté du Canal Saint-Denis, on peut faire du vélo sur le Quai de la Marne, qui conduit les personnes vers le Parc de la Villette, un parc très bien connu et célèbre. La Villette est très étendue et verte, coupée en deux par le Canal de l’Ourcq. A ce parc, on trouve des jardins pleins des fleurs et des arbres, de tous les couleurs imaginables – jaunes, orange, rouges, violets, etc., une expérience agréable pour l’odorat. Il y a aussi le Cité des Sciences et de l’Industrie, un grand bâtiment, qui attire des milliers de personnes vers la Villette tous les jours.

Mais, il n’y existe pas une meilleure expérience que se promener sur les rues étroites qui caractérisent le 19e arrondissement. Les rues sont un peu délabrées, mais lignées par des cafés turcs, indiens, coréens, chinois et japonais, où on peut sentir l’odeur de cette diversité des épices régionales. L’odeur du chili piquant et du fallafel dominent pendant que tout le monde est attiré par la diversité gastronomique. Pour moi, je ne choisirais pas un autre quartier à Paris !

R1 - Anh Nguyen (Aina Abell)

R1 : Portrait d’un(e) voisin(e)
            À quelques portes d’Anh Nguyen, dans appartement 4C, vit Madame Estelle Lestrange.  Une femme de mystère, Mme. Lestrange a l’air d’une ombre. Des jours, parfois des semaines, passent sans que personne ne la voir. Aucun son ne peut jamais être entendu de sa place. La seule preuve que quelqu’un habite dans son appartement est l’ouverture et la fermeture occasionnelle de la porte. Autrement, elle est un fantôme.
            Personne ne connaît vraiment Mme. Lestrange. On sait qu’elle a la soixantaine ou la soixante-dizaine, comme indiqué par les brins gris dans ses cheveux brun et crépus. Son visage ovale et petit avec son nez droit et aquilin semble être devenu plus long, maigre, et ridé au fil des ans. Ses yeux en amande bleus semblent fatigués avec l’âge et la vie, mais une étincelle dynamique reste encore qui suggère l’esprit combatif qu’elle cultivait pendant sa jeunesse. Elle ne sourit pas très souvent, mais quand elle le fait, c’est un sourire doux-amer et sombre, avec un sens de la tristesse derrière ses yeux. On peut apercevoir dans son allure digne mais foncé qu’elle vivait une vie riche en évènements, rempli des épreuves, mais aussi de l’amour.
            Madame Lestrange est une énigme compliquée et impénétrable. De temps en temps, elle peut être vu dans les endroits les plus arbitraire pendant les heures bizarres. Parfois, elle se promène dans le parc à deux ou trois heures du matin en fredonnant. De plus, quelquefois, sa silhouette svelte et délicate peut être vu danser par elle-même dans son appartement, en ondulant et virevoltant avec de la musique inaudible. Souvent, elle regarde scrupuleusement aussi ses feuilletons favoris, comme si c’est sa religion. Le plus curieux de tout, c’est elle fait tout cela en portant systématiquement des pantalons survêtements et du rouge à lèvres.
            Par son apparence, on peut croire que Mme. Lestrange vit une vie modeste, mais la femme est un paradoxe complexe. Bien qu’elle porte des pantalon survêtements tous les jours et ses cheveux sont toujours crépus, comme si elle ne prend pas la peine de se peigner, elle semble revêtir toujours des bijoux onéreux et précieux, y compris des perles et diamants. On peut voir des meubles et accessoires très chères dans son appartement, comme un sofa de cuir, des vaisselles en porcelaine, et un gigantesque lustre en cristal au milieu du salon. Personne ne la vit jamais travailler au cours des plusieurs années qu’elle habita dans le quartier, mais elle ne semble jamais être à court d’argent.
            Personne ne sait où Mme. Lestrange obtint sa richesse. C’est bien connu qu’elle venait d’un milieu défavorisé. Les personnes âgées du quartier, qui y vécurent pendant de nombreuses décennies et étaient là-bas quand Mme. Lestrange y se déplaça, disent qu’elle était pauvre et sans abris pour la plupart de sa jeunesse. Puisqu’elle n’avait pas une éducation universitaire, elle devait se résoudre à la prostitution pour plusieurs années pour se soutenir. Cependant, un jour, à la surprise et l’incrédulité de beaucoup de gens, elle obtint mystérieusement une grande fortune. On dit qu’elle captiva et séduisit un client très riche avec son charme et sa beauté. L’homme tomba amoureux avec elle, perdu dans ses yeux et piégé dans son étreinte, et, à cause de cela, il lui laissa une richesse inestimable. Certains des gens disent que Mme. Lestrange l’utilisa pour son argent et son chagrin en la découvrant est la raison pour sa disparition. Toutefois, beaucoup disent qu’elle tomba aussi amoureuse avec lui, et à l’heure actuelle, attend toujours pour lui. 

J3 - Anh Nguyen (Aina Abell)

J3 : Un souvenir de votre personnage
            C’était une grande explosion. Un flash de la lumière m’aveugla et un fort fracas m’assourdit. Des pierres et du feu pleuvaient du ciel. La fumée envahissait l’air autour de moi et m’étouffa. Je ne pouvais pas respirer. Je ne pouvais pas voir.
C’était un chaos des images et des bruits. Des immeubles abattus. Des vêtements abîmés. Des maisons détruites. Des petits enfants sans parents couraient devant moi. Des corps sans vie et ensanglantés gisaient sur terre. Les cris. Les cris de la douleur. Les cris de l’horreur. Les cris de la peur. Et les pleurs. Les pleurs étaient le pire de tous. Les pleurs des hommes tombés avec des blessures de la douleur insoutenable. Les pleurs de la confusion et peur des petits. Les pleurs du chagrin inimaginable de ceux qui perdirent leurs proches.

            Le chaos m’étourdissait. L’inondation des images et des bruits me rendait complètement inutile et je me suis trouvé submergé. Je savais que je devais trouver ma famille, mais tout ce que je pouvais voir était des décombres. Un chien couvert de sang m’approchait en boitant. Je l’ai reconnu comme mon chien et il me plaisait et soulageait. Il commença de marcher donc je l’ai suivi. Je savais qu’il me guiderait à ma famille. Nous avons fini à un tas de gravats reconnaissable. C’était ma maison et c’était complètement détruite. Je vis une main saignant dépassait de dessous les décombres et j’étais rempli d’horreur. C’était mon petit frère. Et à côté de lui, mes parents gisaient inerte. Ma famille : morte. Je gelais. Mon monde entier avait implosé et je ne savais pas quoi faire. Alors je courus.

J2 - Anh Nguyen (Aina Abell)

J2 : Autoportrait de Anh Nguyen
Je suis vietnamienne à mon cœur. Je suis née de la fée de montagne, Âu Cơ, et le roi dragon Lạc Long Quân, comme mes ancêtres avant moi. Leur sang coule en moi, le feu et l’eau forgée ensemble pendant des siècles. Je porte le visage de mes peuples et mon histoire. Mon nez aplati et court, mon visage rond et maigre, mon teint hâlé, mes yeux bridés et étirés, mes cheveux raides—tout révèle mon origine et ma culture, que je suis étrangère. Si cela ne suffisait pas à les convaincre, ma voix aiguë, la cicatrice sur mon visage de la Chute de Saigon, et mon français grossièrement prononcé me trahit.
Je vis en France depuis quarante et un ans. J’ai immigré ici quand j’avais vingt ans. Pendant ces soixante et un ans de ma vie, le temps m’a changé.  Mes yeux, noir comme le ciel nocturne, qui saillaient et pétillaient avec l’émerveillement, ont durci comme la pierre. Mes cheveux, qui coulaient aussi longs que la rivière Saigon, sont maintenant coupé courts. Ma peau, autrefois douce et lisse avec la jeunesse, est devenu râpeuse avec le travail et les épreuves.
Cependant, mon fils me dit que beaucoup de moi reste le même. Selon lui, mon sourire est toujours doux et chaud, même quand je le gronde.  Il me dit aussi que mon regard reste aussi perçant que quand il était un enfant. Il a raison. J’ai aperçu tout ce qu’il faisait – bon et méchant. Je me prends pour un Sherlock Holmes, s’il était une femme vietnamienne petite et maigre.  Je ne pouvais pas aller à l’université, mais je suis perspicace, intelligent, et prudent. Je ne dois pas apprendre ces qualités à l’école. C’était ma vie que m’a les appris. J’ai vaincu beaucoup des épreuves pendant mon temps dans ce monde, et cela m’enseigne d’être forte et courageuse. J’ai essayé de les enseigner à mon fils, ainsi qu’un peu de dons culinaires. Il grandissait un homme merveilleux, mais, malheureusement, il est un cuisinier horrible.