mercredi 7 décembre 2016

R2 - Anh Nguyen (Aina Abell)

R2 : Description de votre appartement
            Un spectacle immense et imposant, l’immeuble haussmannien de Quinze Rue Curial dans le dix-neuvième arrondissement de Paris loge plusieurs résidents. Une porte-cochère céruléen de hauteur se situe à l’extérieur du bâtiment. En l’entrant, on tombe sur un rez-de-chaussée caché à l’intérieur. Un lustre en cristal plane au cœur de l’espace, au-dessus du sol en marbre qui amplifie le claquement des talons et bruits de pas des habitants. Un escalier en colimaçon se trouve au coin de la pièce et serpente à travers les niveaux de l’immeuble. À côté, un ascenseur en fer forgé est placé pour transporter des gens à leur étage différent.
            L’ascenseur ouvre au couloir du deuxième étage. En tournant vers la gauche, les murs marron clair bordent le corridor où des portes vertes apparaissent une par une. On arrive au l’appartement 206 : le mien. La porte grince alors qu’il ouvre à un salon douillet, humble, et ouvert. À côté de l’entrée, un placard à chaussures blanc est mis. Au mur en face de l’entrée, une grande fenêtre, avec des rideaux fluides en or et entourés de fleurs et des plantes en pot, avive l’espace avec l’éclat du soleil pendant la journée. Les murs laiteux encerclent la pièce, décorés par un certain nombre de peintures et photos de ma famille et mon fils. Particulièrement, un grand tableau de la campagne de Vietnam, encadré en or et fixé fermement au mur attire le regard.  
Au-dessous, un sofa, le couleur du chocolat au lait, avec des coussins décoratifs blancs et bordeaux, est mise en vue directe de l’entrée, en m’invitant après une journée longue et fatigante de travail. À côté, un petit panier du chien en peluche blanc se trouve confortablement, entourés de jouets des chiens parsemés.  Devant le sofa, une télévision de taille modeste est placée sur une petite bibliothèque en bois, remplie tous les deux de livres et films vietnamien et français. Entre le sofa et la télé, une table basse de bois avec des dessous de verre et des magazines éparpillés se trouve sur un vieux tapis vietnamien qui couvre partiellement le parquet. Au coin du salon, une lampe illumine la pièce dans la nuit avec une lumière dorée.
La kitchenette se trouve contigu au salon. Une petite cuisinière et un four au gaz se situe dans le coin. À côté, une éponge et une petite bouteille de liquide vaisselle restent près d’un bloc-évier. Un petit réfrigérateur, décoré par des aimants colorés, rappels, et recettes, est adjacent, rempli d’ingrédients variés comme des légumes, fruits, poissons, fromage, lait, et les autres. Au-dessus de tout cela, des placards sont accrochés, approvisionnés avec des assiettes, tasses, casseroles, poêles, et un mélange des épices et sauces différentes. Une table de salle à manger circulaire et de taille modeste se situe à proximité, entouré de quatre chaises en bois.

Adjacent à la kitchenette, on peut trouver l’entrée de ma chambre. En ouvrant la porte, un lit de 160 moelleux avec un couvre-lit céruléen et blanc apparaît. Deux oreillers azurs et une courtepointe faite à la main restent sur le lit. Deux tables de nuit en bois sont placées sur les deux côtés du lit. Sur la droite, une lampe est mise près d’une horloge digitale noire. Sur la gauche, deux photos encadrées sont placées : l’une de moi, mon fils, et mon défunt mari au parc avec notre chien, et l’autre de moi avec mes parents et mon frère avant que je les aie perdus. Devant le lit, une tapisserie vietnamienne est accrochée au mur comme un rappel de mes racines. À la gauche de la pièce, un placard se trouve, plein de vêtements, chapeaux, manteaux, et bonnets. À la droite, une porte ouvre à la salle de bains. En l’entrant, on rencontre son reflet dans un petit miroir ovale accroché au-dessus d’un lavabo en marbre sur lequel un bocal rempli d’une brosse à dents et du dentifrice reste. Un petit tapis orange couvre le carrelage près d’une douche et baignoire qui se trouvent sur le côté, couvert par un rideau de douche fleuri. Entre la douche et le lavabo, une toilette reste, comme un trône en or pour une reine.

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