R3 : Un
grand incident dans l’immeuble
Le
commissaire, Jacqueline Broussard, bidouilla avec son stylo et bloc-notes. Il
était sept heures du lundi matin et le commissariat reçut un appel au sujet
d’une mort suspecte dans le 19e arrondissement. Avec un démarche
endormi, Broussard monta les marches de l’immeuble. Prenant une profonde
inspiration, elle fixa l’entrée du regard. Quinze Rue Curial—ils étaient
arrivés.
C’était
un appartement ordinaire. La porte ouvrait au grand salon avec des murs laiteux
et des meubles élégants. Un piano à queue noir saillait au fond de la pièce, en
exigeant l’attention. C’était là où la tragédie se passa. Assis sur la
banquette de piano, une figure svelte et frêle était affalée sur le piano. Elle
porta des pantalons beiges, un chemisier crème, et un gilet de laine gris. Sa
tête resta immobile sur l’instrument et ses cheveux gris couvrirent le clavier
noir et blanc. Son visage ridé sembla pâle et refroidi.
« Qu’est-ce qu’on sait d’elle ?
demanda Broussard avec une voix retentissante.
—
Madame Clave Villet de l’appartement 4A, annonça son
assistant, Gérard Fournier. Cinquantaine. Pianiste dans l’Orchestre de Paris.
Célibataire. Solitaire.
Broussard balaya du regard la pièce.
Rien de suspect. Aucun signe de résistance ou d’effraction. L’appartement était
complètement en ordre, sauf un verre de whisky marqué avec du rouge à lèvres
qui était renversé sur le piano.
—
C’est tout ? De la famille ? Des amis ?
Des ennemis ? questionna Broussard.
—
Oui, c’est tout ce que nous savons maintenant. J’ai
interrogeai les voisins et ils me dirent qu’elle ne sembla pas d’avoir des amis
ni des ennemis. Elle a apparemment de la famille à Lyon, mais elle n’était pas
très proche d’eux. »
Broussard examina le
corps – aucun signe de lutte physique. Elle tourna autour du salon, en fouillant
chaque région avec un œil perçant. Elle se dirigea vers la salle de bains. Rien
d’extraordinaire. Elle ouvra l’armoire à pharmacie. Une variété de médicaments
et pilules colorés se bousculèrent chaque étagère. Le commissaire appela le
médecin légiste pour le consulter. Il conclut que les médicaments étaient
insignifiants, consistant en des sirops contre la toux, des pastilles contre la
toux, d’ibuprofène, et des pilules pour l’hypertension artérielle. Broussard
retourna dans le salon où Fournier prenait des notes.
« Il semble que ce soit une mort
naturelle, annonça Fournier. Le labo me dit que c’était probablement à cause
d’une crise cardiaque. Madame Villet avait de l’hypertension. Alors, nous
terminerons maintenant.
—
Peut-être, répondit Broussard avec l’hésitation. Je ne suis
pas encore convaincu. »
La police commença
de sortir de scène de tragédie et rentrer au commissariat. Ils firent des
papiers et des autres modes d’exploitation normal pour les morts suspectes,
confiant que les résultats du labo et de l’autopsie seront normals. Cependant,
Broussard resta sceptique.
Deux jours passèrent
et les résultats arrivèrent. Cause du décès : arsenic. Madame Clave Villet
avait été empoisonnée. C’était le quatrième meurtre par arsenic ce mois-là.
Cela n’aurait pas pu être une coïncidence. Pour le commissaire, Jacqueline
Broussard, c’était clair :
« Nous avons un tueur en série en
liberté. »
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