mercredi 7 décembre 2016

J7 - Anh Nguyen (Aina Abell)

J7 : Le/la concierge dévoile des secrets sur les locataires
            C’était une nuit typique dans l’immeuble. Le rez-de-chaussée était calme, illuminée par l’éclat des lustres dorés accrochés au plafond. Le concierge, Antoine, un homme de soixantaine, tenait la réception, en portant un costume bleu marine avec une cravate blanche et grise. Il écoutait la musique jazz des années 1950, en fredonnant pendant qu’il finissait des papiers pour la journée. Soudainement, il entendit des bruits de pas rapides entrer dans le rez-de-chaussée. Il les reconnut immédiatement comme ceux du résident, Anh Nguyen.
« Bonsoir, Antoine ! Comment ça va ? demanda-t-elle.
-- Ça va très bien, ce soir, Madame. Et vous ? répondit-il.
-- Pas mal. C’était une journée fatigant dans le restaurant, soupira-t-elle.
-- Désolé.  Bon, au moins, vous ne semblez pas aussi perturbée que Maxime aujourd’hui.
-- Pourquoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda-t-elle, intriguée.
-- Alors, murmura-t-il, il est entré l’immeuble cet après-midi avec un type suspicieux.
-- Suspicieux ? Anh chuchota, ses yeux écarquillés. Que voulez-vous dire ?
-- Je ne sais pas. C’était un mec suspicieux. Il avait l’air méchant. Il portait un sweat-shirt gris et il avait des yeux noirs fuyants. Il ne me regardait pas dans les yeux.
-- Peut-être, il était mal à l’aise. Vous avez cet effet sur les gens quelquefois, surtout quand vous fixez les gens du regard, plaisanta-t-elle.
-- Je ne fixe pas les gens du regard ! s’exclama-t-il. Enfin, je n’aime pas ce type-là.
-- Bon, qu’est-ce qui s’est passé après ?
-- Après vers vingt minutes, ils sont descendus de l’appartement de Maxime au rez-de-chaussée, et le type a quitté, en portant une serviette noire, le concierge raconta. Puis, Maxime se dirigeait vers l’ascenseur avec un regard très inquiété et troublé. Je te dis, c’est suspicieux.
-- Bon, c’est intéressant, ça. J’espère qu’il n’est pas en difficulté, répondit-elle, inquiet.
-- Moi, aussi. C’est la dernière chose dont cet immeuble a besoin. », Antoine annonça.


Pendant une nuit typique dans l’immeuble de 15 Rue Curial, Anh Nguyen entra le rez-de-chaussée où elle parla avec le concierge, Antoine. Anh dit bonsoir à lui et lui demanda comment ça allait. Il répondit que ça allait très bien ce soir-là, et puis, il lui demanda comment elle allait. Elle soupira qu’elle avait eu une journée fatigant dans le restaurant. Antoine remarqua qu’au moins, elle ne semblait pas aussi perturbée que Maxime ce jour-là. Elle demanda, intriguée, qu’est-ce qui s’était passé, et le concierge murmura que Maxime était entré l’immeuble cet après-midi-là avec un type suspicieux. Anh chuchota, ses yeux écarquillés, que voulait-il dire. Il répondit qu’il ne savait pas mais ça avait été un mec suspicieux parce qu’il avait eu l’air méchant. Il raconta que le type avait porté un sweat-shirt gris et il avait eu des yeux noirs fuyants. Il soutint qu’il ne l’avait pas regardé dans les yeux. Anh plaisanta que peut-être le type avait été mal à l’aise parce que Antoine avait cet effet sur les gens quelquefois, surtout quand il fixait les gens du regard. Il s’exclama qu’il ne fixait pas les gens du regard, mais il n’aimait pas ce type-là. Elle lui demanda qu’est-ce qui s’était passé après. Il raconta qu’après vers vingt minutes, ils avaient descendu de l’appartement de Maxime au rez-de chaussée, et le type avait quitté, en portant une serviette noire. Puis, Maxime s’était dirigé vers l’ascenseur avec un regard très inquiété et troublé. Anh répondit, inquiet, que c’était intéressant et qu’elle espérait qu’il n’était pas en difficulté.  Antoine annonça alors qu’il espérait le même parce que c’était la dernière chose dont cet immeuble avait besoin.

J6 - Anh Nguyen (Aina Abell)

J6 : Un héritage d’Anh Nguyen
            C’était une journée pluvieuse en octobre. Je marchais dans un sentier caché au parc près de ma maison. Une guerre dévastait son pays alors, mais je ne pouvais pas résister à l’odeur de la pluie et l’image des arbres se balançant dans la brise. Je la voyais alors. Mouillée et frustrée, elle avait du mal à réparer son parapluie cassé. Je courus vers elle et j’offris de l’aider et de lui marcher chez elle. Là-bas, nous bûmes du thé pour se réchauffer et échangeâmes des histoires.
            Elle s’appelait Mai. Elle avait 18 ans alors, comme moi. Elle avait des yeux brillants et une voix douce et musicale. Elle portait un air vivant et dynamique, comme si la nature et le monde vivait à son intérieur. Elle était amusante, d’une manière perçante qui faisait penser aux particularités et contradictions de la société. Elle se portait avec la grâce et la confiance incontestables. Surtout, elle était vraiment et sincèrement chaleureuse et compatissante.
À partir de cette journée pluvieuse, nous étions inséparables. Nous passâmes tout notre temps libres ensemble. Nous étions jeunes et follement amoureuse. Cependant, nous savions qu’il faut que nous fassions attention. Notre relation devait être gardé secret, parce que nos parents ne comprendraient jamais. Donc, elle me donnait son mouchoir rose et blanc comme un rappel de son amour pendant les moments que nous étions séparées.

Deux ans passèrent et c’était la pointe de la guerre. La famille de Mai eut l’intention de partir Vietnam et immigrer en France, comme la mienne. En fait, nous étions censées travailler ensemble, mais ce jour-là—le 30 avril 1975, la Chute de Saigon—devint le pire de ma vie. Ma famille fut prise de moi—morte. J’essayais de trouver Mai après ma perte tragique, mais elle était introuvable. Après du temps, je pouvais immigrer en France. Je tentais de lui chercher, mais en vain. À l’heure qu’il est, bien que je construise une vie et famille en France, je garde toujours son mouchoir et je pense à elle tous les jours.  

J5 - Anh Nguyen (Aina Abell)

J5 : Description de votre appartement et de l’immeuble
            Quinze Rue Curial dans le dix-neuvième arrondissement de Paris : cette adresse faisait partie de ma vie pendant ces dix dernières années. Situé dans le quartier du Pont-de-Flandre, mon appartement haussmannien se trouve près de la rue colorée et vive d’Aubervilliers, décorée avec les peintures murales historiques et artistiques. La porte-cochère de l’immeuble ouvre au rez-de-chaussée où je prends l’ascenseur à mon appartement au deuxième étage.
            Avec deux pièces, une chambre et une salle de bains, mon appartement est confortable et douillet. Les murs blancs encerclent le salon humble. Un sofa, le couleur du lait, avec des coussins décoratifs marrons et beiges, sont mise en face de la porte d’entrée, en m’invitant après une journée longue et fatigant de travail. Fixé au-dessus du sofa est un tableau de la campagne de Vietnam, encadré en or. Devant le sofa, une télévision de taille modeste est accrochée au mur, et au-dessous, une petite bibliothèque en bois reste, remplie de livres vietnamien et français tous les deux. Entre le sofa et la télé, une table basse de bois est placée sur un tapis vieux qui j’ai apporté de Vietnam. Au coin du salon, une lampe illumine la pièce avec une lumière dorée.

            La kitchenette se trouve contigu du salon. La pièce, avec une petite cuisinière, un évier, et un petit réfrigérateur, marque l’entrée du petit couloir décoré par des photos encadrées de ma famille et mon fils qui ouvre la marche à la salle de bains et ma chambre. La porte de la salle de bains ouvre à un petit miroir ovale accroché au-dessus d’un lavabo. Une douche et baignoire reste sur le côté. Adjacent à la salle de bains se trouve ma chambre. En l’entrant, un lit avec un couvre-lit bleu et blanc apparaît. Deux oreillers blancs et une courtepointe faite à la main restent sur le lit. Une table de nuit en bois est placée à côté du lit, et sur cela, une lampe est mise près d’une horloge digitale et deux photos encadrées : l’un de moi, mon fils, et mon défunt mari au parc avec notre chien, et l’autre de moi avec mes parents et mon frère avant que je les aie perdus.

mardi 15 novembre 2016

Plan du polar - Henry Bernal

Henry Bernal
15 nov. 16
ELABORATION DU PLAN

Répondez aux questions suivantes : (should be 1 to 2 pages long maximum)

1. Qui est la victime ?
Jean-Luc Pierre, le père de Maxime

2. Quel est le mobile ?
Financiers et politiques

3. Quelle est l’arme utilisée ? (Modus Operandi)
Un fusil de chasse

4. Où s’est passe le crime ?
(Les références spatiales (le lieu/le décor)
Un restaurant vietnamien dans le 19e arrondissement de Paris, un restaurant petit et connu, mais qui semble un peu détruit et en délabrement.

5. Quand s’est-il passe ?
(Les références temporelles (heure, jour de la semaine, saison, etc.)
Pendant l’hiver, le 14 janvier à 12h00

6. Qui sont les suspects ?
Les personnages (nommez les personnages dans leur ordre d’apparition et écrivez plusieurs adjectifs pour les décrire)
Ahn Nguyen
Maxime Pierre-Aïssatou
Estelle Lestrange
Clave Villet

7. Faites un bref résumé de votre polar
Ahn Nguyen a besoin de faire un emprunt à la banque pour sauver son restaurant vietnamien en difficulté, où Maxime travaille. Il parle avec Maxime, le banquier, mais après qu’il a vérifié l’état financier de son restaurant et la réputation d’Ahn, il a refusé de l’approuver. Trois jours après le fait, Anh est rendu visite par un politicien, Jean-Luc Pierre et elle lui sert dans son restaurant pour déjeuner. Pendant son repas, une bande de voyous ont débarqué dans le restaurant et ils tirent sur Jean-Luc, et ils le tuent. Après une courte investigation, les policiers et les détectives soupçonnent qu’Ahn est coupable pour la mort de Jean-Luc, mais elle a raconté tout ce qu’elle avait fait avant de ce jour, y compris le fait qu’elle avait contacté Maxime à propos d’un emprunt pour son restaurant. Mais les détectives trouvent que Jean-Luc Pierre est le père biologique de Maxime et que sa mère s’est suicidée quand Maxime avait seulement dix ans. Quelques jours avant que Jean Luc soit assassiné, Maxime avait appris que sa mère ne s’était pas suicidée – elle a été tué par son père. Les policiers, convaincus que Maxime avait rancœur aux actions de son père et ils suspectaient qu’il avait recruté un tueur à gages pour trouver son père et l’éliminer – spécialement grâce au fait qu’il apparentement avait viré de l’argent à une femme appelée Estelle Lestrange, qui était l’amante de Jean-Luc dans le passé et qui n’a pu pas récupérer un collier en or qu’il l’avait donné quand ils sortaient. Donc, les policiers pensaient aussi qu’Estelle avait une vendetta contre Jean-Luc.


8. Quelles sont les complications ? Les fausses pistes ?

Les documents qui certifiaient le transfert de l’argent de Maxime à Estelle contenaient des imitations de la signature de Maxime – les documents étaient falsifiés par un autre femme, qui s’appelait Clave Villet, la femme pour qui Jean-Luc avait quitté Estelle. Les deux étaient en train d’obtenir un divorce mais Estelle n’avait pas beaucoup d’argent et comme Estelle, les deux avaient des désaccords financiers entre eux.

Maxime mantenait un journal dans lequel il écrivait des lettres très graphiques à son père où son ressentiment vers lui était claire et apparent dans son appartement. Dans un journal, il écrit "Pour moi, ça m'est égal si je meurt sans faire votre connaissance ou si vous mourez avant de ça. Pour moi, la vie ou la mort est la même chose parce que vous n'aviez jamais apparu dans ma vie ou dans la vie de ma mère."

jeudi 3 novembre 2016

J4 - Le dix-neuvième - Clave Villet (Christa Troester)

L’arrondissement dont lequel je vis est plein d’espaces verts. J’aime me les promener dans ceux-ci les matins, quand tout les enfants sont déjà à l’école. La tranquillité me plaît et je me sens calme. Mais pas du tout en été : trop de touristes. La plus belle c’est en automne, quand tous les arbres rougissent.

J’aime bien la Villette parce qu’elle est toujours pleine de musique, en plus, elle se trouve proche de mon travail dans l’orchestre au Philharmonie de Paris. Je m’assieds sur un banc écoutant la musique et sentant la brise. Pourtant, ce jardin est un équilibre entre le calme et le chaos des activités. Plusieurs théâtres, musées, et cinémas se trouvent dans le parc – toujours quelque chose de différent à voir, toujours un nouveau coin à explorer. La cité des sciences et de l'industrie est la chose la plus célèbre dans la Villette, et pour ça je ne l’ai jamais visitée. Trop de monde me rend claustrophobe et nerveuse – particulièrement les enfants qui courent n’importe où et touchent n’importe quoi.

Au dix-neuvième, on trouve beaucoup d’Africains. Ils viennent d’Afrique du nord, ouest… partout. J’aime bien leur cuisine, mais pas tant leur musique. À mon avis, c’est trop agressive – néanmoins, je trouve que l’ouverture de Guillaume Tell est trop agressive. Dans la culture africaine, il y a beaucoup d’attention sur la famille. C’est intéressant, mais ce n’est pas pour moi. Peut-être ça peut était le cas si j’avais une famille plus tolérante, je pourrirais l’apprécier. Cependant, ils ne m’ont pas appréciée, et je les ai quittés.

R2 - Déscription de lieu - Clave Villet (Christa Troester)

J’habite dans une chambre de bonnes au 15 Rue Curial dans le 19ième. Elle se trouve au sixième étage, au coté cour. Des grandes fenêtres avec des volets en bois admettent les éclats du soleil dans chaque pièce. Le parquet clair boisé craque à chaque pas, et tous les murs sont peints en blanc cassé, mais je m’en fous à cause de l’environnement calme et du manque de voisins du dessus. L’appartement est plein de blanc, avec des accents en noir. Il pareil à une feuille de musique, rempli de notes noires sur des lignes droites, ou bien comme les touches d’un piano qui alternent entre les deux couleurs.

La porte blanche de l’appartement s’ouvre sur un long couloir. Passant par les parapluies et bottes qui reposent à l’angle de l’entrée coincée, au-dessous du téléphone accroché au mur, deux portes foncées se présentent à la droite et à la gauche. Par la première on arrive à la petite cuisine élancée et pas très moderne. Derrière la porte de la cuisine se cache le frigo sur lequel repose le micro-onde. En face de ceux-ci reste les étagères en bois blanc où je place les verres au vin. Dans l’autre côté de la pièce, le réchaud à gaz s’allonge dans le coin, au-dessus duquel la fenêtre perce le mur carrelé. L’évier presque niché est fixé au-dessous du chauffe-eau. Le seul comptoir est une plaque de bois accrochée au mur, au-dessus de laquelle chante le lecteur CD, et au-dessous de laquelle je mets l’escabeau qui m’aide à arriver aux placards gris en haut.

L’autre porte dans l’entrée s’ouvre à la salle de bain encombré. Celui-ci inclus le grand lavabo, la petite toilette, la douche avec son rideau en tissu blanc, et la machine à laver bruyante et pas très efficace. Une petite étagère en plastique gris me permet de placer mes articles de toilette clairsemés. Une fenêtre en verre gelé donne de la lumière pendant la journée, et l’ampoule blanche au-dessus du miroir brille pendant la nuit.

Au but du couloir se trouve la pièce versatile (ça veux dire la salle de séjour / la salle à manger / la salle de musique). Je passe la plupart du temps dans cette pièce. Au fond, le vieux canapé à rayures noires étend sur le tapis gris et terne. Il peut se transformer en lit, mais je n’ai jamais de visiteurs pour l’utiliser. En face de celui-ci reste la petite table à manger en verre, encadrée par deux chaises noires et modernes. C’est là où je lis le journal chaque matin, avec mon tasse de café noir. La table basse archaïque jaillit au centre de la pièce, noyé par des centaines de feuilles de musique, et un petit cendrier en porcelaine. En suite, près de la fenêtre resplendit le piano droit : la pièce maîtresse. Il rempli la salle avec son élégance et son vernis noir-foncé. C’était hyper-cher de l’emmener au sixième étage, mais ça vaut la peine. Accroché au mur et encadré en argent flotte le disque de musique de Chopin (qui m’a été donné par un cher ami).

Finalement la chambre nette et monastique. La taille de la chambre est de justesse plus grande que la salle d’eau, et le lit, avec ses draps blancs, touche trois des quatre murs. Le placard en miroir avec côté penderie et côté étagère est inondé par des vêtements noirs. L’étagère en haut tiens des boites en plastique foncés qui contient mes souvenirs d’enfance dont il y en a peu. Au dessus du lit, les drapeaux gris et épais couvrent la fenêtre parce que je déteste la lumière quand je dors.

Comme j’avais dit, l’appartement est en noir et blanc, comme un feuille de musique. Pourtant, peut-être c’est mieux de dire il est comme un photographe jadis : démodé et suranné. Même si je ne suis pas encore trop vielle, je me le sens. La chose la plus moderne dans mon domicile est probablement le micro-onde. Je préfère la vie sans technologie, donc pas d’ordinateur et pas de télé. J’ai pas de voiture ni une carte de métro. Grace à tout cela, je peux me concentrer seulement sur ma musique.

J6 - Un héritage - Clave Villet (Christa Troester)

Lorsque j'avais cinq ans, j'ai mangé ma première tranche de pomme. J'étais chez mon amie, Françoise, et sa mère nous a servi un plat de ces curieuses tranches blanches incrustées par rouge. J'ai toujours vu des pommes entières, et je n'avais aucune idée qu'est que c'était devant moi. J'ai saisi une et je l'ai mordue. "Mais c'est quoi ça? C'est un fruit?" Françoise s'est ri de moi, "Tu ne connaît pas les pommes?!" "Si, mais cela n'est pas une pomme." "Bien sûr c'est une pomme. De quelle planète viens-tu?" "De la planète où les pommes sont rondes." "Évidement tout les pommes sont rondes. Et puis on les coupes en tranches." "Ah bon? Pourquoi?" "Je ne sais pas," dit elle en mordant une autre.

Chez moi, j'ai demandé à ma mère pourquoi elle n'a jamais coupé une pomme en tranches pour moi. "Parce que les coûteux sont dangereuses, chérie. On ne veut pas qu'on coupe le doigt, non?" "Mais Françoise a des pommes en tranches." "Alors?" "Et je veux des tranches de pommes." "Les pommes sont exactement le même si on les coupe ou pas, tu le sais? Pas besoin de faire autre chose." "Mais pourquoi, maman?" "Je t'ai déjà dit que les coûteux sont dangereuses. C'est pour ça. Si je me coupe en tranchant une pomme, c'est pas bon, n'est ce pas?" "Est-ce que je peux les coupées?" "Non, Clave! Touches pas les coûteux! Jamais - tu le piges?" "Oui, maman."

Deux semaines plus tard, ou à peu près, j'étais jouant dans le parc quand je me suis tombée et j'ai écorché mon genou. J'ai vu des autres qui ont fait le même sans problème, donc je n'étais pas inquiète. Mais cette fois ci, le sang a coulé comme une rivière. Paniquant, j'ai couru vers ma mère qui a crié plus fort que moi. Elle m’est emmenée à l'hôpital, où quelques heures plus tard, un docteur m'a expliqué la raison de tout cela.

"Ça s'appelle l'hémophilie. Ça veut dire que ton sang ne peut pas coaguler correctement. Donc, quand tu te blesses, ça va saigner plus que normale, et quelquefois c'est très difficile à l'arrêter. C'est une maladie un peu rare, un peu dangereuse, néanmoins si tu es vigilante, ça n'a rien faire. C'est juste quelque chose que tu doit traiter consciencieusement, d'accord?" "Comment j'ai attrapé cette maladie, docteur?" "L'hémophilie c'est héréditaire. Ta mère l'a, et tes frères et sœurs aussi."

Voilà la raison pour laquelle j'ai peur des coûteux. Je ne possède rien plus dièse qu'un couteau à beurre. Je ne peux pas couper la viande, donc je suis quasi-végétarien. Je n'aime pas les ciseaux, donc je ne fais pas beaucoup de l'artisanat. Je ne conduis pas à cause des nombreuses autos accidents. Je suis hyper-prudente en traversant la rue. Je marche lentement, soigneusement, pour ne trébuche pas sur la moindre chose. Je suis toujours conscient de ma condition, et ça me rend totalement débilité par fois.