Portrait d’une voisine
Il se faisait tard pendant que je retournais chez moi et
après d’une très longue journée au travail, j’avais faim. Je me garai devant
d’un restaurant vietnamien où j’ai trouvé une femme qui avait une soixantaine
d’années. Elle avait un regard très sérieux mais elle paraissait familière,
mais je n’avais pas aucune idée d’où je fis connaissance avec elle. Rapidement,
je commençai à me rappeler de cette femme, qui s’aperçut que j’ai fixé mon
regard sur elle. Soudain, je me rendis compte qu’elle m’avait demandé un prêt
professionnel pour financer l’achat des équipements pour son restaurant.
Ahn Nguyen, s’appelle-t-elle, qui avait perdu presque
tout sa famille dans le Chute de Saigon en 1975, quand elle avait seulement 20
ans. Ses parents et son frère étaient morts avant d’immigrer ensemble, mais
elle immigra seule telle une refugiée. Par conséquent, elle est réservée et
solitaire ; elle habite seule dans un appartement ici à Paris avec son
chien. Quand je parlai avec Mlle. Nguyen, je remarquai sa solitude et sa
retenue, mais elle me suppliait désespérément d’approuver sa demande. Je
l’approuvai malgré le fait que son restaurant n’avait pas fait un bénéfice
depuis 3 ans, mais j’eus pitié d’elle parce qu’elle avait traversé une
situation très difficile et triste.
Elle me raconta qu’elle avait beaucoup de problèmes avec
ses relations intimes, parce qu’elle ne trouva la stabilité dans chaque
relation qu’elle eut. Avant d’immigrer en France, elle tomba amoureuse d’une
autre femme quand elle avait 18 ans. Après la mort de sa famille, Anh et sa
petite amie étaient censées aller en France ensemble, mais elles séparèrent et
elle épousa un homme qui avait un fils après quelques années en France. Son
mari mourut il y a cinq ans et son fils habite dans un autre arrondissement à
Paris, mais ils ne se voient pas fréquemment. Sa petite amie la manque et elle
pense toujours à elle.
Ses caractéristiques physiques reflètent sa tristesse,
qui la blessa pendant toute sa vie. Son corps est petit et sa silhouette mince,
alors elle ne pouvait pas cacher la fragilité de son caractère, donc elle
saillissait partout où elle allait. Elle a les cheveux gris, qui éteignent
l’image de sa décomposition morale et physique. Ses yeux sont enfoncés et en
amande, comme s’ils se cachaient de toute personne qui la regardait ou qui la
parlait, effrayé d’avoir mal à cause des autres. Mais sa démarche est
bizarrement vite et avec un but – et elle aimait être toujours occupée. Elle
émet l’air d’un chef, d’une femme d’affaires chaque fois qu’elle démarche
rapidement et on voit sa détermination pour obtenir le succès dans son
restaurant et dans la vie.
Elle me confessa
qu’elle garde deux choses qui sont symboliques pour elle – une photo de sa
famille et un mouchoir rose et blanc. Elle me raconta qu’il n’y existe pas un
jour où elle ne pense pas à sa famille et elle dédie tous ses réussites à sa
famille – qui mourut pour sa liberté et pour le rêve européen qu’elle vit tous
les jours. Le mouchoir à papier, elle me dit, est un cadeau que sa petite amie
l’offrit avant de leur séparation. Anh rêve qu’un de ces jours, elle pourra se
rencontrer avec son premier amour. Mlle. Nguyen, elle garde la foi dans la
possibilité de la revoir après 40 ans de séparation, mais elle accepta son sort
– qu’elle mourra seule comme elle naquit.
C’est possible dans l’avenir que Mlle. Nguyen ne se sente
pas triste par sa situation actuelle et qu’elle pourrait surmonter tout ce que
la fis souffrir dans le passé. Sa démarche vite et son espoir démontrent
qu’elle n’est pas un cas désespéré et qu’elle garde un peu de confiance à lui.
Mais je sais que la vie de Mlle. Nguyen était difficile – elle vécut cinq ans
comme veuve et 40 ans sans famille et sans sa petite amie, personne qu’elle
encore aime et adore. Malgré avoir une soixantaine d’années, Mlle. Nguyen a
encore beaucoup de temps pour chercher et trouver le bonheur et de trouver la
beauté naturelle de la vie, n’importe pas tout ce que la vie la fis vivre.